lundi 25 mai 2009

EXPO A ANGERS LES 5&6 JUIN !


Amis, vous n'habitez pas (tous) à Angers...

Pourtant la fête/expo-vente de notre association s'y tiendra les 5 et 6 juin. Ci-joint l'affiche.

Votre serviteur a l'honneur d'y exposer pas mal de collages. Et la conférence sera passionnante. N'hésitez pas à le faire savoir à vos amis de la région d'Angers.

Merci !

A bientôt,

André ERNST

mercredi 10 décembre 2008

VILLEGLE !

Soixante ans de collage. Présent dans tous les musées d’art contemporain du monde. Somptueusement côté. A côtoyé les plus grands, ceux dont les œuvres me donnent des frissons à distance, Hains, Rotella. Et maintenant exposé de son vivant à Beaubourg, dans une superbe rétrospective, entr’aperçue depuis le couloir du sixième étage.
Moi je l’ai connu dans les années 1980-85. Nous avons travaillé ensemble sur des projets de chantiers dans les établissements de l’enfance du 75. Il était ingénieur. Et je ne savais rien. Il s’appelait Mahé et Jacques Mahé ne parlait pas de Villéglé ! Quelques années après, en 1988, je suis tombé à mon tour amoureux des papiers lacérés, dans mon coin, et je n’ai plus arrêté. Comme lui. Quand on tombe amoureux des bouts de papiers, ça ne se guérit pas. On en retrouve toujours pour réactiver le pincement de cœur que ça fait quand on les découvre… Et on persiste.
J’ai découvert Villéglé plus tard. Comme une sorte de père inconnu. J’avais déjà fait des choses que je crois il aurait pu signer. Et même parfois plus « belles » au sens classique, parce que lui, il a pris de la distance avec le « beau » travaillé comme tel et il a continué en le lisant seulement sur les panneaux qu’il dépouillait, en le laissant raconter, alors que moi je tordais beaucoup mon matériau…
Mais c’est pour cette sorte de filiation que je ne me sentais pas prêt pour visiter son expo, que je ne voulais pas risquer d’être « contaminé » - voire dévalorisé-. On est toujours le fils de quelqu’un certes mais il y a un temps pour tracer sa route à soi. Sauf qu’une route c’est une route et qu’on n’invente pas la route… ! Et bien entendu je n’entendais pas mes proches qui me disaient « tu es différent, viens » !
Je me suis laissé entraîner à Beaubourg comme par surprise. Quel choc ! Quelles splendeurs ! En particulier les premières salles, là où nous nous ressemblons si j’ose dire, où ses lacérations composent non pas du « néo-réalisme » mais de superbes tableaux abstraits, poétiques, « lyriques », parfois enrichis du clin d’œil d’un bout de réalité qui n’est là que pour valider la rêverie qu’appelle le reste avec ses couleurs si puissantes et ses contours si imprévisibles. Ce que j’aime dans le collage. En plus il s’affirme sur des panneaux de 3 X 4m et plus qui ont un souffle fou, qui créent un « autre chose », un au-delà du panneau d’affichage .
Puis ce sont les fresques presque historiques où l’on touche du doigt tant de souvenirs – c’est un « Je me souviens » à la Pérec, mais grand format, avec les produits, les slogans, les vedettes, les gags -. Et on retrouve, on saisit bien sa démarche de fouille, découverte, de révélation du chant des murs, que tant de gens frôlent sans le soupçonner. Garder des traces des poèmes de la rue, de la vie des autres, de l’histoire. Faire voir. Révéler. Entrainer derrière soi peut-être. Interminablement. Je connais cela. Il a fait 4000 tableaux je crois…
Ce qui me fait penser que le « petit » Monsieur Mahé– car il est vraiment petit en taille- qui ne dit pas qu’il est aussi Villéglé est vraiment un très grand, c’est que je suis sorti de son exposition avec simplement l’envie de continuer. Et la certitude que je ne le copierais pas parce que l’affiche volée, elle, n’est jamais la même et que c’est ce jeu étrange entre elle et nous qui produit l’alchimie à chaque fois nouvelle que l’on aime partager ensuite

9 décembre 2008.

A Jean Aubin, artiste total, notre ami.

Jean, tu viens de nous quitter, sans bruit.
Tu es parti « les pieds nus dans la rosée »
- c’est une de tes plus belles aquarelles, là, sous mes yeux -
Mais la rosée céleste cette fois !
Tu n’aurais pas dû.
Tu pouvais attendre
Encore un peu
On n’étaient pas encore prêts.
Ce n’est pas parce que tu avais 87 ans,
ça ne se voyait pas !
Et tu sais bien qu’une fois que tu avais dit que ça n’allait pas
-depuis que je te connaissais, depuis 26 ans, tu disais cela-
tu racontais tes projets
tu me montrais tes dernières idées de nouvelle technique
pour continuer le feu d’artifice qu’a été ta vie.
Tu te souviens tu as frôlé le mouvement perpétuel,
réinventé l’encre de chine, l’émail, le béton artistique
la cire de parquet pour faire « remonter » les couleurs…
et quoi encore ... Tant d’impertinence rieuse entre tes mains.
Et à la fois on avait l’impression qu’on ne savait rien
et qu’on était quelqu’un parce qu’on méritait tes explications
et que quand on te montrait quelque chose
qu’on avait fait
ça devenait beau.
- C’est beau ce que tu fais…
disais-tu toujours, l’air si convaincu,
et on te croyait.
On croyait à ce partage permanent,
au fil de ta vie,
avec tant de gens, des jeunes, des moins jeunes
et des chenus comme moi,
ce partage du beau et de la création
que tu avais mis ( trouvé ?) au cœur de toi.

Jean, j’ai eu la chance que tu m’accordes
ce splendide grand tableau sans titre,
aux bleus si profonds
et aux roses qui montent comme une aube
Ce n’est « rien » vraiment.
C’est peut-être Dieu qui rit parce qu’il vient de créer la nuit
et pense au jour …On a fait un « échange » avec un de mes collages
parce que tu ne le vendais pas
et que je n’avais pas les moyens de l’acheter bien sûr,
mais tu sais bien que c’était en fait un cadeau. Un cadeau merveilleux, dont je ne reviens toujours pas,
et qui restera là au milieu de nous, comme un signe de l’invisible que tu mettais en tout. Et qui me guide quand je triture et colle mes lambeaux
de vieilles affiches
pour y débusquer aussi de l’invisible et le partager peut-être
et la luxuriance de ce qui est et qu’on ne voit pas de suite
et qu’on peut dire un peu.

Jean tu n’aurais pas dû partir si tôt,
tant de richesse en toi encore.
Et puis tu n’avais pas attaqué
« les pelleteuses »
tu sais, tu le concoctais depuis un bon moment,
tu en riais déjà…
Le titre que tu leur aurais donné
nous manquera toujours Jean,
c’était tout toi.

Adieu Jean. Les larmes me viennent et pourtant je souris aussi. C’est tout toi.

André Ernst.

lundi 8 décembre 2008

Quelques nouveautés !

"Sourire dans le vent (à Jean Aubin)", 110x110, 2008
"Danse", 100x150, 2008
"Réminiscence 1", 100x65, 2008

"Matin", 90x270, 2008

"Passion", 140x70, 2008

jeudi 25 septembre 2008

Dernier en date


Voilà la dernière création d'André, intitulée "rêverie archéo-prandiale"...

mercredi 17 septembre 2008

Rentrée !

Après de longues vacances, voilà la rentrée du blog !!
Vous aurez bientôt sur vos écrans les photos des dernières créations d'André Ernst.
Nous vous tiendrons aussi au courant des nouvelles et nouveautés, comme promis...
A bientôt pour du nouveau,
Sophie et André

lundi 2 juin 2008




Ces deux tableaux qui datent d'avant la Roumanie ont été exposés à Vihiers.

Quelques photos de l'expo réussie à Vihiers en mai !












mercredi 7 mai 2008

Du nouveau sur le blog !!

André Ernst fait partie, avec trois autres artistes, d'une exposition qui a pour titre "l'art de la solidarité", et qui se déroule les 23, 24 et 25 mai au château de Maupassant à Vihiers près d'Angers. La vente des oeuvres se fait au bénéfice d'Echoppe pour le développement de ses actions en Afrique de l'Ouest.
Aux habitants de l'ouest français, n'hésitez pas à venir !

mardi 18 mars 2008

Nouvelle info !
André Ernst fait partie des artistes d'un site sur l'art du collage.
Je vous donne le lien de l'annuaire où il se trouve :
http://www.art-pjm.com/liens-collagistes-art-numerique/D-collages.html
A bientôt !

lundi 17 mars 2008

L'exposition d' André Ernst à Paris dans son nouvel atelier a bien eu lieu ce week-end et s'est terminée ce soir.
Il y a eu beaucoup de monde au vernissage de vendredi soir (voir photos) et du monde aussi durant tout le week-end.
Un grand merci donc, à tous ceux qui ont pu venir, cela a fait grand plaisir à l'artiste et à sa famille !
A la prochaine fois ! (ou au prochain post...)















Quelques photos du vernissage de vendredi soir !!




















samedi 23 février 2008


Photo de l'expo qui a eu lieu à Cluj en Roumanie en septembre 2007

mardi 19 février 2008


André Ernst a été interviewé en Roumanie lors de son exposition de Bucarest. L'interview a été publiée dans "Regard", le journal de l'ambassade française en Roumanie.

Je le mets à votre disposition.

Bonne lecture !

mardi 12 février 2008

Et voici. La Roumanie pour moi c'est fini. A première vue. Parce qu'on ne laisse jamais tout à fait la Roumanie. Nous sommes rentrés à Paris mais l'empreinte reste. Et on se surprend à rêver de là-bas. Elle ne vous lache pas...
Je revis mon atelier: c'était un de ces beaux balcons vitrés, où il faisant -10° en hiver et + 40° en été. Mais j'y était bien, en pleine lumière, avec du G. Enesco à tue tête. Je repense aux "colonnes Morice" de Bucarest, où je trouvais ( de nuit) l'essentiel de mon materiau: plus petites que chez nous, à portée de la main, et couvertes d'une telle épaisseur d'affiches qu'un peu de vent pouvait les mettre à terre. Mais pas du très bon papier. Il y a quelques jours , je suis allé faire un décollage au métro Ecole militaire, qui avait été décoffré. Je suis arrivé trop tard mais j'ai quand même trouvé quelques lambeaux de superbes affiches des année 60....Je sais ce que je vais en faire.
Car mon nouvel atelier ici se prépare. Dès que j'aurai trouvé où exposer les collages que j'ai ramenés de Roumanie ( impressions roumaines bien sûr), je relance le travail. Vous en serez tenus au courant... J'ai envie de surfaces dépouillées, de pistes pour la rêverie... A bientôt. ae

mardi 29 mai 2007

Petite info :
Deux tableaux qui avaient été mis sur le blog ont été modifiés par l'artiste avant l'exposition. En effet, il n'était pas satisfait de ces deux tableaux, et il a finalement réussi à en obtenir ce qu'il voulait. Ceci montre bien qu'une oeuvre ne se fait pas en un jour, encore moins en une fois, mais qu'elle se mûrit dans l'esprit de l'artiste jusqu'à ce qu'il en soit content.


Les deux tableaux en questions sont : 12 Impressions de Bucarest : à Stavropoleos, ainsi que 12 Impressions de Bucarest : les joueurs d'échec de Cismigiu.

En voici les nouvelles photos, dont vous excuserez la qualité médiocre.
Les deux tableaux on été vendu lors de l'exposition.
Si vous voulez lire une interview d'André Ernst à propos de son exposition à Bucarest, rendez vous sur le site du Petit Journal, un journal destiné aux français vivant à l'étranger.
Voici le lien :
http://www.lepetitjournal.com/content/view/14813/1231/
Voici la carte de visite de l'artiste, créee au moment de l'exposition

Comme il en a déjà été question, l'exposition a la Galeria Galateca de Bucarest a bien eu lieu. Elle a débuté lundi 14, et le vernissage a eu lieu mercredi 16. Le vernissage et les jours suivants ont connu du succès, malgré la modernité des tableaux exposés, dans un pays ou l'art apprécié est principalement figuratif. L'artiste a vendu prés de 15 tableaux, dont le grand triptyque ci dessous.
La Reine de Roumanie a visité l'exposition et a montré un grand intérêt pour l'ensemble.
Pour voir des photos de l'exposition, rendez vous sur cette page, créee par un ami :
L'exposition a été démontée samedi 26, mais une autre exposition est prévue dans la ville de Cluj, au musée d'art contemporain, dans le mois de septembre.

120/180 cm
Dernière création
Comme chacun sait, Internet est un outil merveilleux mais finalement assez capricieux, et parfois assez problématique à comprendre ou à maîtriser... Nous voici donc avec un probléme de disparition de blog... Vous pouvez toujours aller voir l'ancien blog, mais nous ne pouvons plus y accéder, d'où la création de cette page !
Nous n'y remettrons pas les tableaux qui sont sur l'ancienne, mais nous y mettrons les nouvelles trés récentes, et les toutes dernieres créations.
Continuez à venir nous rendre visite !

L'adresse du blog précédent avec tous les tableaux est :
http://d-collages-roumains.blogspot.com/